• Mutations inter impossibles


    Syndicat National Unitaire

    de l’Enseignement Professionnel 

    Paris, le 12 mars 2012

     

     

    COMMUNIQUÉ

      

    Mutations interacadémiques difficiles voire impossibles

     

    Ces dernières années, dans un contexte budgétaire tendu à l’extrême les mutations des fonctionnaires sont de plus en plus difficiles. La politique menée depuis 5 ans est néfaste à l’enseignement professionnel public, à ses personnels et à la réussite de ses élèves : le SNUEP-FSU continue de la dénoncer et de la combattre. 

    Les mutations se font encore une fois dans un contexte social difficile, avec la suppression de près de 3 500 postes de PLP à la rentrée 2012, conséquence directe du Bac Pro en 3 ans mais aussi des politiques de relance de l’apprentissage et de la diminution de l’offre de formation professionnelle publique sous statut scolaire. Cette situation se conjugue en partie avec la volonté du ministère de ne pas donner les capacités d’accueil nécessaires aux académies, puisque les recteurs ne les demandent pas. Ils tiennent sans doute à obtenir la prime !

    Au vu du projet de mouvement les mutations 2012 ne pourront satisfaire la plupart des collègues : sur 4715 demandes, il y a cette année 1300 stagiaires en première affectation et 1000 collègues satisfaits en intégrant les postes spécifiques. Près de 80 % des collègues voient leurs vœux non satisfaits : si l’on exclut les stagiaires et les collègues affectés dans le cadre du mouvement spécifique.

    Le SNUEP-FSU dénonce la communication du projet de mouvement avant commission, par l’intermédiaire de la cellule-mobilité concédée à une société privée. Elle plonge les collègues dans des situations de stress voir de détresse : la conclusion en sera ponctuée pour certains de rebondissements tantôt positifs tantôt négatifs voire désastreux. Cette situation est inadmissible et le SNUEP-FSU exige que soit mis fin au dispositif d’info-mobilité.

    Une fois de plus, nous constatons des situations de rapprochement de conjoint sans solution, même avec des enfants ou des bonifications liées à des problèmes de santé et ce, parfois pour la 7ème année consécutive. Pour le SNUEP-FSU, ce type de situation est inacceptable et nous avons demandé en vain une attention particulière pour ces collègues en rapprochement de conjoint en demande depuis plus 5 ans.

    Le SNUEP-FSU réaffirme son attachement à un retour à un mouvement national, seul à même de satisfaire un maximum de collègues dans un cadre équitable. Il se prononce aussi contre tout mouvement national basé sur des profils de postes comme ceux spécifique et ECLAIR, mouvements sans barème au recrutement local négocié auprès des chefs d’établissements et de l’inspection et, sans aucun contrôle paritaire.

     

    Nicolas Duveau

    Responsable corpo